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12/07/2012

" La plus grande et plus belle muraille romaine"

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Je vous présente cette muraille romaine, un fleuron de notre ville du Mans

avec votre servante

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Les Aulerques Cenomans

Les Cénomans comme leurs voisins les Diablintes et les Eburovices sont des aulerques.

Ils occupent dès le premier millénaire avant notre ère, un territoire qui correspond approximativement à l'actuel département de la Sarthe.

Ce peuple gaulois entre dans l'histoire en 52 avant JC, en fournissant d'après César, 5000 hommes à l'armée de secours devant débloquer Vercingétorix et ses hommes pris au piège dans Alésia.

Les découvertes archéologiques (métarlurgie et monnaies) témoignent de sa puissance avant l'arrivée des Romains.

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Vindunum, capitale de cité

Un site élevé en bordure de rivière, une position centrale au sein du territoire des Cénomans, dans les dernières années avant notre ère.

peut être ce site était -il déjà occupé ,

L'absence de fouilles archéologiques récentes n'a pas permis de confirmer les observations du 19ème siècle qui avait suggéré l'existence d'une ville Gauloise fortifiée appelée aussi oppidum.


Vindunum, en celte "finn dun": La colline blanche et fortifiée, est citée pour la première fois, au 2ème siècle de notre ère, dans le recensement des cités de l'Empire établi par le géographe grec : Ptolémée.

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Une ville prospère sous l'Empire

La ville s'épanouit sur la rive gauche de la Sarthe, en quartiers juxtaposés.

Elle s'approprie l'espace, dans une période relativement calme, pour couvrir près de 100 ha au milieu du 2ème siècle.

Centre politique, administratif et religieux de la Cité des cénomans, Vindunum se dote vers le milieu du 1er siècle de notre ère, de monuments public, symboles du pouvoir de Rome et messagers d'une nouvelle culture.

De tous ces édifices, seule une partie des thermes est aujourd'hui visible.

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L'enceinte du Mans : résultat d'une politique impériale

C'est à la fin du 3ème siècle, sous l'empereur Aurélien (270-275 après JC) que se dessine, en Gaule, la première phase de fortification urbaine : l'enceinte du Mans s'inscrit dans ce mouvement.

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Avec françoise, un lieu incontournable au Mans

Si la préparation et la conception administrative de ce chantier sont inconnues à ce jour, nul doute en revanche que la politique impériale soir à l'origine d'une telle entreprise.

Comme la plupt des principales villes de la Gaule Romaine, la capitale des Cénomans est dotée d'un système défensif.

Son tracé n'enferme qu'une fraction de la ville sur sa bordure Nord Ouest.

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L'implantation de l'enceinte sur un site de hauteur indique la priorité militaire.

Elle se situe à proximité de la sarthe et englobe la pointe terminale d'un plateau, dominant la vallée d'Isaac et de la Sarthe.

 

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Pas facile de prendre en photo un dépliant !!!!

Un projet monumental

La construction de l'enceinte, d'une longueur de 1300 m, nécessite de tailler dans le bâti privé ou public, dont les thermes.

La courtine (le mur), épaisse de plus de 4m  et rythmée d'une quarantaine de tours, dont 11 sont toujours visibles, enserre une surface de 9 ha

70 000 m3 de matériaux : mortier, pierres et briques à part égales, sont nécessaire pour réaliser tours et courtine.

Cet énorme chantier couvre une largeur d'environ 90 m côte Sarthe.

Il comprend l'air de circulation au dos de la courtine, l'emprise de l'enceinte, et un glacis défensif.

L'énormité de la tâche sollicite ingénieurs de l'armée et artisans locaux.

 

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Maquette de la construction au musée : La carré plantagenêt.

Une vocation défensive.

La première défense de l'enceinte est la courtine.

Nous ne connaissons pas la hauteur initiale de ce mur qui s'élève encore  jusqu'à 7m80 entre la Tour des pans de Gorron et la poterne de Gourdaine.

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Tour des pans de Gorron (ce qu'il en reste)

Se dégageant de la courtine, les tours renforcent sa construction et améliorent sa protection.

Elles favorisent la surveillance du pied de la muraille, offrent de bons postes de tir et augmentent la portée des projectiles à l'avant du mur.

Elles adoptent trois formes au Mans : demi-circulaire, circulaire (3/4 de cercle) ou hexagonale.

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Tour de la Madeleine

et

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La tour du Vivier

Ces 2 tours bien conservées montrent 3 ouvertures identiques aux dimensions importantes, qui assurent le bon éclairage des chambres de guet et permettent d'utiliser des machines de guerre pour défendre la ville.

On ne sait pas si la partie haute de ces tours étaient en terrasse ou recevait une couverture de tuiles.

L'aspect originel et le nombre des portes de la ville, endroits stratégiques à défendre, sont inconnus

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Escalier de la Grande Poterne

La poterne, autre type d'entrée plus étroite, est réservée aux piétons.

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Une vocation ostentatoire.

Le Mans fut autrefois appelé la "ville rouge" en raison de la couleur de sa muraille.

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L'enceinte est, aujourd'hui, remarquable par son état de conservation et l'originalité des parements qui en font l'exemple le mieux préservé du monde romain, avec les enceintes des deux capitales impériales, Rome et Constantinople.

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Le décor illumine les courtines en bandes horizontales alternant 14 motifs géométriques polychromes, uniques ou associés, cercles pointés, losanges et sabliers.

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Non, ce n'est pas un romain, mais notre ami Christian....

Les contrastes sont obtenus grâce à 3 types de matériaux.

Les pierres de roussard tapissent le fond brun, les pierres claires et les briques dessinent le décor.

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Muraille imposante, décorée sur toute sa longueur, l'enceinte doit prouver la puissance et le prestige du pouvoir impérial, et celle du pouvoir local chargé de le relayer.

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Matériaux et techniques de construction

Un matériau issu du cru

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Les calcaires et grès locaux, dont les gisements sont nombreux autour de la ville, se retrouvent sous la forme de moellons en petit appareil ou de pierres de grandes tailles.

La masse de ces pierres est estimée à 140 000 tonnes.

Des matériaux récupérés d'anciens batiments, détruits car ils se trouvaient dans le périmetre du futur glacis défensif de l'enceinte, sont également employés.

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la construction de l'enceinte a nécessité 400 000 briques.

La masse des matériaux utilisés et les différentes tailles de briques indiquent que plusieurs ateliers fabriquaient en même temps.

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Atelier de briques

(Musée Plantagenêt)

L'ensemble, pierres et briques, est lié par du mortier rose étanche (béton), composé de briques pilées associée à du sable et de la chaux.

Il est notamment visible aux pans de Gorron

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Tour des pans de Gorron.

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Une méthode de construction typiquement romaine

Pour élever les parements en couches uniformes, il faut des moellons de gabarit semblable : difficile compromis quand le million d'unités utilisé implique le moins de perte au moment de la taille.

Un système d'échaffaudage  particulier est appliqué sur les 2 côtés pour construire le mur en élévation.

Les trous visibles sur les faces des courtines et sur les tours correspondent à l'emplacement des boulins (poutres d'échaffaudage), posés au moment où l'on débute la maçonnerie.


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Sur cette maquette, on peut voir les échaffaudages.

Et sur la photo de la tour des pans de gorron -ci-dessus, on voit bien les trous de boulin.

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L'enceinte romaine : 1000 ans d'usage

Vindunum, à la fin du 3ème siècle est désormais une ville fortifiée.

Un rempart protège les centres nerveux de la ville.

Cette mutation commune à la plupart des villes de la Gaule, n'implique pas la disparition de tout habitat hors les murs.

Le christianisme n'ayant pas droit de cité, Victeur le premier évèque attesté, construit au 5ème siècle, la" Basilique des Apôtes" extra muros.

Cette basilique se trouvait sur la rive droite de la Sarthe.

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Cavalier normand sur la tour de la cathédrale

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Sous les mérovingiens et sous les carolingiens.

La prise du Mans, par Clovis en 510, met fin à une période de troubles liès aux grandes invasions.

Le Mans, une des capitales de la Neustrie, est un verrou sratégique de la poilitique mérovingienne, aux marches de la Bretagne.

En 850 pour la première fois, la muraille joue son rôle défensif face aux Bretons qui cependant prennent la ville.

Ils reviennent alliés aux Normands.

Le roi de France Charles le Chauve ordonne, en 869, la remise en état de la muraille.

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Charles le Chauve ( 823/843 - 877)

A la fin du 10ème siècle, le pouvoir carolingien se désagrège et les Comtes du Maine deviennent indépendants.

Le comte et l'évèque ont leurs palais respectifs à l'intérieur de l'enceinte.

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Le Palais des Comtes du Maine.

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Les enceintes médiévales.

L'épopée normande

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Guillaume le Conquérant.

Guillaume le batard, Duc de Normandie et futur Guillaume le Conquérant prend le Mans en 1065.

En 1069, profitant de son abscence, les manceaux se révoltent  et fondent la première commune libre du royaume de France.

Guillaume revient d'Angleterre, restaure son pouvoir et fait bâtir à l'emplacement de la porte romaine du Nord Est, à cheval sur l'enceinte, un donjon carré appelé " Tour royale" pour surveiller la ville.

Le donjon est détruit en 1617 sur ordre de Louis XIII.

Guillaume fait également abattre une des tours de la cathédrale et construire une nouvelle porte de ville, aujourd'hui englobée dans la collégiale Saint Pierre la Cour.

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Porte de Guillaume Le Conquérant

(photographiée à Noël)

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Permanence d'un habitat hors les murs

Au début du 13ème siècle, les agrandissements de la Collégiale Saint Pierre de la Cour et du choeur de la cathédrale Saint Julien nécessite le franchissement de la muraille.

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Collégiale Saint Pierre de la Cour

Le choeur de la collégiale est fortifiée.

En revanche pour enfermer le chevet de la cathédrale et clore de nouveau la ville, une simple palissade de bois est construite.

Le développement des bourgs monastiques, phénomène général au Moyen Âge, se traduit au Mans par les bourgs de Saibnt Vincent ou de la Couture.

Ils masquent et protègent en même temps l'enceinte, qui sert désormais de mur d'appui.

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" Les enceintes du Mans"

d'après le plan dressé par l'Abbé Janvier en 1777

( Médiathèque louis Aragon au Mans

En noir - disparues  aujourd'hui

En rouge - Toujours visibles

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Les défenses de la ville et de ses faubourgs

Devant les menaces anglaises du début de la Guerre de Cent Ans, l'enceinte romaine doit être consolidée.

De nouvelles enceintes sont édifiées pour protéger les faubourgs.

Une vaste campagne de remise en état et de construction des fortifications est entreprise.

Les faubourgs des tanneurs, entre Sarthe et muraille romaine, est doté d'une enceinte toujours visible en bordure de rivière.

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L'enceinte des tanneries.

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Ancien quartier des Tanneries

Au sud de la Cité, près de l'église Saint Benoit, un quartier où sont regroupés bouchers, poissonniers et forgerons, est fortifié à la fin du 14ème siècle.

 

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Eglise Saint Benoît

Côté de la muraille, le Chapitre élèver à ses frais une nouvelle enceinte, celle de l'Evèché,pour remplacer la palissade protégeant le choeur de la cathédrale, la base de la tour du Forgeur.

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La reprise des hostilités, à partir de la Normandie en 1412, inaugure une nouvelle remise en défense.

La construction de la tour des Cordeliers ( qui n'existe plus de nos jours), clot l'enceinte de l'évéché.

Celle du chateau est construite pour protéger la partie la plus faible.

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Tour du château

A cet endroit, en effet, l'enceinte se trouve en contrebas du bourg et de l'Abbaye Saint Vincent.

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Aujourd'hui, la muraille romaine - face à la rivière -

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Et l'enceinte du château (sous la rosace de la cathédrale) sont à nouveau dégagée

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Françoise y teste la solidité des boulets de la guerre de cent ans.

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L'Enceinte romaine, bordée par des jardins contemporains d'inspiration médiévale qui respectent les fontaines de l'ancien quartier de Gourdaine, trouve une de ses fonctions d'origine : affirmer la fierté qu'ont de leur ville les descendants des Cénomans....

 

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Jardin médiéval au pied de la muraille....

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Durant l'été grâce à

" La Nuit des Chimères"

Notre muraille s'anime

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Cette année, de nouvelles projections que je n'ai pas encore vues....

Ainsi se termine cette longue note sur notre muraille romaine....

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Marylène est venue elle aussi se promener le long de cette muraille....

A bientôt pour de nouvelles notes sur ce blog ...

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Pour cette note : mes photos perso et pour les textes je me suis inspiré du dépliant : Laissez'vous CONTER l'enceinte romaine.

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15:18 Écrit par Anita ABRAHAM | Lien permanent | Commentaires (13) |  Imprimer |  Facebook

19/05/2012

" L'or des Cenomans"

Le 5ème trésor de la Cité Plantagenet est l'or des Cénomans

 

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Ce trésor Gaulois regroupe 85 monnaies des Aulerques cénomans, en or allié frappées à la veille de la conquète romaine par Jules César.

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Pour la petite histoire

Donc, il était une fois un couple de jeunes chômeurs qui avaient l'habitude de promener leur chien au bord de l'Huisne, qui, avec la Sarthe, arrose Le Mans. Un jour qu'ils traînaient le long de la rivière, dans le quartier populaire des Sablons, un petit objet brillant attire leur regard. Ils se penchent : une pièce d'or. Ils grattent : une autre, puis une autre, 82 au total.

Plusieurs mois durant, les jeunes gens gardent leur secret. Puis ils se confient à un journaliste de France 3 Maine, qui les met en relation avec la direction régionale de l'archéologie de Nantes.

Le conservateur, Bernard Mendy, fait une rapide expertise : il s'agit d'une découverte exceptionnelle de monnaies des Aulerques Cénomans, une tribu gauloise qui vivait dans la région du Mans et dont on ne connaissait jusqu'ici qu'une centaine de pièces. Aussitôt, on décide d'aller voir l'endroit de la découverte. Résultat : 70 pièces supplémentaires trouvées sur deux mètres carrés.

 

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(photo internet)

Ce sont donc en tout 152 pièces retrouvées à cet endroit.

Ces monnaies cénomanes - d'un poids de 7 à 7,5 grammes - présentent toutes un profil masculin et, au revers, un étrange cheval à tête humaine, sous la queue duquel une roue figure le char, tandis que l'aurige, stylisé, lance son fouet avec vigueur.

 

Une douzaine de pièces dans ce lot font bande à part. Elles montrent un visage surmonté d'un hippocampe et appartiennent à un groupe de monnaies attribué par certains à un peuple de marins, les Vénètes, qu'un lieutenant de César battit dans un combat naval fameux.

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L'étude du trésor , va s'efforcer de faire parler ces vieilles pièces en posant des questions aux physiciens et aux chimistes. L'analyse métallographique, en effet, peut apporter de nombreuses informations, et parfois très précises.

La teneur en or de ces pièces, par exemple. Si elle est très forte, cela signifierait qu'elles auraient été frappées peut-être dès le IIe siècle avant J.-C., le monnayage gaulois s'étant dégradé au fil du temps - dévaluation oblige - par refontes successives et ajouts de métaux moins nobles (argent, cuivre).

De même, la nature du métal - s'il est à peu près pur - pourra fournir des indications précieuses sur son origine par les « éléments traces », les impuretés naturelles qu'il contient et qui constituent de véritables signatures. La Mayenne voisine possède une structure géologique aurifère (celle de Château-Gontier)  Faut-il y voir la source du trésor de l'Huisne ?

Autre problème. Ce monnayage était-il réalisé par des artisans cénomans ou par des fondeurs spécialisés itinérants ? Et travaillant pour qui ? Des potentats locaux ? Une confédération de petits peuples ? Et à quelle occasion ? Guerre ? Rassemblement politique ? Simple vanité de chef ? Ce sont - encore - les mystères de l'or des Cénomans.

(d'après un article du Point)

 

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(Photo internet)

 

 

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Ce trésor est maintenant exposé au musée : Le Carré Plantagenet

La prochaine fois, je vous parlerai de la muraille Gallo Romaine.

Bonne journée

Anita

15:13 Écrit par Anita ABRAHAM dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook

13/05/2012

" Le père de la dynastie Plantagenêt"

 

Les Plantegenêts, une dynastie née au Mans

L'histoire du Mans et des Plantagenêts débute en Juin 1128 avec le mariage fastueux de

 

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Geoffroy le Bel

ou

Geoffroy V Plantagenêt

(Email Plantagenêt du 12ème siècle, longtemps au Musée de Tessé. Il a désormais trouvé sa place au Carré Plantagenêt)

Et de

 

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Mathilde d'Angleterre petite fille de Guillaume le Conquérant

Le mariage fût célébré à la Cathédrale du Mans

On a festoyé pendant 3 semaines au Palais des Comtes du Maines (Actuellement notre Hotel de Ville)

 

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Palais des Comtes du Maine - Hôtel de Ville du Mans

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Je fais une parenthèse  pour vous parler de Mathilde l'Emperesse (1102-1167)

(Article trouvé recemment dans le mans Notre Ville)

Mathilde, née en 1102, est la fille héritière du roi Henry 1er d'Angleterre et de Mathilde d'Ecosse

 

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Henry 1er d'Angleterre

et

 

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Mathilde d'Ecosse.

 

Petite fille de Guillaume le Conquérant, elle connait une vie mouvementée.

Premier mariage avec l'empereur germanique Henri V, elle garde le surnom d'Emperesse.

Veuve en 1125, elle revient en Angleterre comme future héritière du royaume.

Elle n'a pas eu d'enfants de ce premier mariage.

Le 17 juin 1128, elle se marie avec Geoffroy (1113-1151), Comte d'Anjou surnommé "Plantagenêt de 11 ans son cadet (il est âgé d'à peine 15 ans), en la Cathédrale Saint Julien du Mans

Je ferme la parenthèse....

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Dans sa corbeille la mariée offre la perspective du trône d'angleterre.

Geoffroy, quant à lui est Comte du Maine depuis 2ans et devient un peu plus tard Comte d'Anjou et de Touraine.

En 1133, leur fils Henry, futur Roi d'Angleterre sous le nom de Henry II, nait au mans au Palais des Comtes du Maine, dans ce qui serait actuellement le bureau de notre maire, ce dont il est très fier !!!

Il est baptisé dans la Cathédrale Saint Julien.

 

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Henry II

Son père Geoffroy meurt en 1151 et est enterré, selon son désir, dans la cathédrale mancelle.

Deux autres enfants sont nés de cette union : Guillaume et Geoffroy

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Mathilde va se battre 20 ans pour faire valoir ses droits à la couronne d'Angleterre, usurpé à la mort de son père par son cousin Etienne de Blois.

Geoffroy refuse de venir la soutenir en Angleterre, car il est occupé à prendre le contrôle de la Normandie.

Elle finit par avoir raison des usurpateurs en 1153 et cède le royaume à son fils Henri.

1 an plus tard, elle choisit ensuite de s'installer à Rouen, Normandie, et prend des dispositions pour y rester le reste de sa vie.

Elle s'éteint le 10 septembre 1167 et est inhumée devant le maitre autel dans l'Abbaye du bec.

En 1846, sa dépouille est transportée dans la cathédrale de Rouen.

 

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Abbaye du Bec Helluin

Je referme le chapitre " Mathilde"

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A 19 ans, Henry épouse Aliénor d'Aquitaine, dont le mariage avec le roi de france Louis VII a été annulé quelques mois plus tôt.

 

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Aliénor d'Aquitaine

Henry II  qui n'était que Comte du Maine et d'Anjou, est désormais à la tête d'un vaste ensemble territorial qui s'étend de l' Ecosse aux Pyrénées.

Comme son père, Henry II séjourne dans la capitale du Maine, notamment en 1160,1161,1174 et 1184.

C'est aussi au Mans que le vieux roi vient se réfugier lors de la conspiration menée par son fils Richard, soutenu par le roi de France et Aliénor, pour régler sa succession.

La prise de la ville par le capétien en 1189 signe sa fin.

 

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Richard dit " Coeur de Lion"

Richard est couronné Duc de Normandie, puis roi d'Angleterre, avant de partir en croisade en 1190.

Durant ce voyage, il épouse Bérengère de Navarre en 1191.

 

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Bérengère

Mais son abscence sur ses terres excite les convoitises.

Sur le retour il est fait prisonnier et reste 2 ans en captivité, jusqu'en 1194

A sa mort en 1199, sans héritier direct, la puissance des Plantagenêts s'est affaiblie : si Jean, frère de Richard Coeur de Lion, a obtenu le trône d'Angleterre, sur le continent, les barons d' Anjou, du Maine et de Touraine affirment leur autonomie.

Ils reconnaissent comme seigneur, le jeune Arthur, neveu de Richard qui prête hommage aux rois de France au Mans.

 

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En représailles, jean envahit la ville et punit les manceaux en septembre 1199.


 

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En 1203, Philippe Auguste reprend le Maine, cette fois définitivement, et l'offre en douaire à Bérengère, veuve de Richard.

Jusqu'à sa mort en 1230, celle çi vit au Palais des Comtes du Maine, résidence princière et royale, avant d'être inhumée à quelques lieues de là, à l'Abbaye de l'Epau qu'elle a fait édifier.

 

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Abbaye de l'Epau

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Mais revenons à cet émail représentant Geoffroy V Plantagenêt, dont l'image est ici projeté sur une des tour de la muraille au moment des fêtes.
Datant de 1151, cette lourde plaque de cuivre champlevé est la plus grande sortie d'ateliers médiévaux qui nous soit parvenue.
Elle fût longtemps conservée sur la sépultire du Monarque, situés près d'un pilier de la nef de la cathédrale du Mans.

 

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On le trouve aussi en bonne place sur le portail royal de la cathédrale, ce qui prouve qu'il a été un acteur important dans sa construction.

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Origine du nom Plantagenêt

Il vient du fait que Geoffroy, lors de ses chevauchées dans les forêts, où abondait les genêts, mettait toujours une fleur à son chapeau.

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Pour clore cette note :

Henry II à propos de la ville du Mans

" Une ville que j'ai aimé par dessus tout sur terre, où je suis né et où j'ai grandi, où mon père est enterré, et une ville où le corps de Saint Julien repose aussi"

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Les gisants  d'Aliénor d'Aquitaine et de Richard Coeur de Lion à l'Abbaye de Fontevraud

 

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Aliénor

 

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Richard

Ainsi se termine cette note, un peu historique, mais c'est le but pour faire connaitre ce personnage....

Bonne journée à ceux qui liront cette note.

 

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Photo prise hier du Palais des Comtes du Maine.

 

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10:02 Écrit par Anita ABRAHAM dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook

 
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